Un facilitateur interne et un facilitateur externe font le même geste, tenir le processus d'un groupe, mais pas le même métier. L'un connaît l'organisation et en fait partie. L'autre ne la connaît pas et n'en dépend pas. Chacun a une force que l'autre n'a pas.
Le facilitateur interne
Il connaît la culture, les personnes, l'histoire, les non-dits. Il est disponible, il coûte moins cher, il peut suivre dans la durée. Mais il a une place dans l'organisation : un manager, des collègues, une carrière. Sa neutralité est toujours discutable, même s'il est irréprochable. Et certains sujets lui sont inaccessibles : il ne peut pas faciliter le comité de direction qui décide de son propre avenir.
Le facilitateur externe
Il n'a pas d'histoire avec personne et pas d'enjeu dans la décision. Il peut dire ce que personne ne dit, poser les questions qu'on n'ose pas poser, et être entendu par tous, y compris la direction. Il apporte aussi l'expérience d'autres organisations. Mais il met du temps à comprendre la culture, il coûte plus cher, et il repart.
Quand faire appel à un externe
Quand le sujet touche la direction elle-même : un séminaire de CODIR, une réorganisation, une fusion. Quand un conflit ancien oppose des personnes ou des services. Quand l'interne serait juge et partie. Quand l'enjeu est tel qu'une session ratée coûterait très cher. Et quand l'organisation a besoin d'un regard qui ne soit pas le sien.
Travailler ensemble
Le meilleur cas est souvent le binôme : l'externe conçoit et facilite les moments sensibles, l'interne assure la continuité, connaît le terrain et fait vivre les suites. Beaucoup d'organisations forment aussi des facilitateurs internes pour ne plus dépendre d'un extérieur pour les sujets courants, et réserver l'externe aux sujets où sa position compte.
Deux positions
| Interne | Externe | |
|---|---|---|
| Connaissance de l'organisation | Profonde | À construire |
| Neutralité perçue | Toujours discutable | Forte |
| Sujets de direction | Difficiles, parfois impossibles | Sa place naturelle |
| Coût | Faible | Plus élevé |
| Suivi dans la durée | Naturel | À organiser |
| Regard neuf | Rare | Sa valeur ajoutée |
Vos questions
Ce qu'on nous demande sur ce sujet, et ce qu'on répond.
Quelle différence entre facilitateur interne et externe ?
L'interne connaît l'organisation, coûte moins cher et suit dans la durée, mais sa neutralité est discutable et certains sujets lui sont inaccessibles. L'externe n'a pas d'enjeu dans la décision et peut dire ce que personne ne dit, mais il doit comprendre la culture et coûte plus cher.
Quand faire appel à un facilitateur externe ?
Quand le sujet touche la direction elle-même, quand un conflit ancien oppose des personnes, quand l'interne serait juge et partie, ou quand l'enjeu est tel qu'une session ratée coûterait très cher.
Peut-on combiner facilitateur interne et externe ?
Oui, et c'est souvent le meilleur cas : l'externe conçoit et facilite les moments sensibles, l'interne assure la continuité et fait vivre les suites.
