Ce que vous vivez
La journée était excellente. Les participants sont repartis enthousiastes, les murs étaient couverts, tout le monde était d'accord. Trois semaines plus tard, vous demandez où en sont les actions. Silence gêné. Personne n'a eu le temps. Le compte rendu est parti tard, personne ne l'a lu. Et vous savez que la prochaine session sera accueillie avec un peu plus de scepticisme.
C'est probablement la frustration la plus fréquente des facilitateurs et des dirigeants qui les emploient.
Ce qui se passe vraiment
Le problème n'est pas la session. C'est que la suite n'a pas été conçue. Des intentions au lieu d'engagements, pas de nom ni de date, pas de point de suivi fixé, personne qui porte. Et un retour au quotidien où rien n'a changé : les mêmes réunions, les mêmes urgences, le même manque de temps. Dans ces conditions, même le meilleur engagement s'évapore.
Un accord en salle n'est pas une décision. C'est souvent un moment de bonne humeur collective, qui ne résiste pas au lundi suivant.
Ce qu'on fait, concrètement
Pas tous en même temps. Commencez par celui qui vous paraît le plus simple.
Des engagements, pas des intentions. Un nom, une date, un premier geste. « Marc envoie la proposition avant le 15 », pas « il faudrait mieux communiquer ».
Le suivi fixé avant de partir. Un point à quinze jours, un bilan à quatre-vingt-dix jours, dans les agendas avant de quitter la salle.
Un compte rendu sous quarante-huit heures. Court, les décisions et les engagements d'abord, avec les mots du groupe.
Des micro-actions. Assez petites pour être tenues dans la semaine. Le premier pas compte plus que l'ambition.
Quelque chose qu'on arrête. Pour faire de la place. Un engagement ajouté sans rien retirer est un engagement perdu d'avance.
Prévenir, la prochaine fois
La suite se conçoit au cadrage, pas après la session. Qu'est-ce qui doit avoir changé dans trois mois ? Qui va porter les suites ? Quelles ressources sont prévues ? Voir après la session.
Quand se faire aider
Le suivi à quinze et quatre-vingt-dix jours fait partie de chaque séminaire du cabinet Insuffle. Et quand une organisation a vécu trop de sessions sans suite, le sujet devient une question de fonctionnement, qui se traite dans la durée.
Vos questions
Ce qu'on nous demande sur ce sujet, et ce qu'on répond.
Pourquoi rien ne change après un atelier réussi ?
Parce que la suite n'a pas été conçue : des intentions au lieu d'engagements nommés et datés, pas de suivi fixé, personne qui porte, et un quotidien où rien n'a été retiré pour faire de la place. Un accord en salle n'est pas une décision.
Comment faire en sorte que les décisions d'un séminaire soient appliquées ?
Des engagements avec un nom, une date et un premier geste ; un point à quinze jours et un bilan à quatre-vingt-dix jours fixés avant de partir ; un compte rendu sous quarante-huit heures ; et quelque chose qu'on arrête pour faire de la place.
